Bien venu sur Café-banane, le lieu de rencontre des plus grandes idées en alter-gastronomie, para-philosophie, graphisme disruptif, ainsi que toute les autres grandes vagues de pensées de notre temps. Mais c'est aussi ici que seront fixées les idées, pens
La situation : C'était il y à 2ans, j'étais alors un heureux et insouciant élève de terminal S. Cour de Spé math, Mme C. (une très bonne profe, quoique légèrement autoritaire, et ne jouissant pas des ces attrais qui font d'une profe qu'elle soit au plus haut point écoutée par la population masculine de ses classes) est en pleine explication de la démonstration de la formule expliquant comment retrouver la fonction de la parabole issus de l'intersection d'un plan verticale et d'un demi cône...
Autant dire que tout les élèves, passionnés, une larme d'émotion a peine retenue au coin de l'oeil, buvaient ses paroles comme si elles usent été du Verlaine susurrée au coin de l'orteil par Aphrodite elle même, allongés dans une clairière, baignée de la douce chaleur d'une matinée de juin...
Enfin, pour parler sans ironie, on en avait rien a taper, et pas un élève ne semblait se rappeler, ne serai-ce que l'existence de Mme C.
Puis, alors que j'étais plongée en pleine discussion métaphysique sur l'efficacité en combats a courte distance de la demi brique face au demi parpaing, une infime modification de mon environnement sonore enclenchas un processus inconscient d'analyse systématique des données environnantes si bien qu'en moins d'une minute durant la quelle le volume environnant décrut insensiblement mais régulièrement tout de même _alors que j'était toujours entrain de réinventer toute les théories sur le combats de rue_ il (mon inconscient) parvint à une conclusion dont il me fit pare : la voix de la Mme C. s'est tu!
Mon premier regard ne vas pas alors à la portion d'espace que mon cerveaux (après analyse de son souvenir du plan de la classe, du trajet statistiquement le plus probable de Mme C., de sa position sur ce trajet selon son dernier point connu, et sa vitesse de croisière...) a déterminer comme étant celui occuper par la prof. Non, il (mon regard, donc) opère un bref balayage pour constater que je ne suis pas le premier a m'être rendus compte du "soudain" silence professorale (qui dure maintenant depuis bien 72secondes)
Durant ce balayage, je constate que la dite professeur se trouve plusieurs mètres en arrière de la position calculer, car en plus de se taire, elle s'est arrêter. Elle a en fait stopper tout mouvement distinct, et semble fixer un point situer dans l'espace a 4 ou 5 mètres devant elle, au dessus de nos tètes (elle est debout, nous assis!)
Je rentre alors dans une attente gênée (oui, j'avoue, je suis coupable, je discutais pendant votre cours) de sa réaction. J'attend encor un peut. Et puis encor.
On doit en être, je dirais à 100 voir 105 secondes. Maintenant un bon tiers de la classe s'est tu et la regarde. Ceux qui furent permis les premiers a l'avoir remarquer commencent a trouver la situation soit 1-commique, 2-inquietantte, 3-totalement inintéressante. Je les rattrapes et opte pour l'option 4-Curieuse.
Puis _alors que maintenant la moitié de la classe en est a ce stade, et que l'accélération de la diminution des bavardages se fait de plus en plus importante_ viennent ponctuer l'espace, les mouvement de tètes des élèves qui regardent leurs camaradent pour tenir a grand renforts de haussements d'épaules et de sourcils la discutions muette suivante : _qu'est ce qui lui arrive? (Haussement de sourcils en avancent de tète, rotation des paumes vers le haut par l'intérieur, bref coup d'oeil a Mme C.) _J'sais pas! (Haussement d'épaules les paumes vers le ciel, gonflement des joues en proférant le "Ppf" de la locution "Ppf, j'sai pa" tout en impriment trois légers allé retours gauche/droite) On en est bien à 150 secondes. Encor 10 de plus et toute la classe la regarde. Elle, impassible fixe toujours son point invisible. Comprenez bien l'état d'esprit ambiant : certain craignent un calme avant la tempête (il faut dire que personne ne l'écoutait) d'autres de ce qui lui arrive avec maintenant (au bout de près de 3minutes) le plus grand sérieux. Plus un ne considère la situation a la légère.
Et soudain, dans un murmure venant de mon arrière gauche, j'entends Nicolas D. dire, maîtrisent parfaitement le volume de sa voix pour que tous sauf elle l'entendent :
_"Elle a plus d' piles"
Quelques secondes plus tard (disons 12) elle reprendras simplement sa démonstration ou elle l'avait laissée, comme si elle ne s'était jamais arrêtée.
Et deux question me tortureront maintenant hélas a vie :
1-S'est-elle simplement redus compte qu'elle s'était arrêtée?
2-Comment mes camarades sont-ils tous parvenus à ne pas exploser de rire à "Elle a plus d' piles"? Moi qui ai une bonne maîtrise de mon corps ai du me retourner pour laisser échapper un fou rire silencieux de bien 30 secondes.